Territoires

Jeudi 25 avril 2013 à 11h00

Condrieu - Gastronomie - La rigotte peut compter sur son syndicat de défense

Les responsables et les personnalités lors de l’assemblée générale

  • Les responsables et les personnalités lors de l’assemblée générale Grande illustration actu

C’est à Pélussin, aux établissements de la fromagerie Guilloteau, que s’est déroulée l’assemblée générale du Syndicat de défense de la rigotte de Condrieu.

Plusieurs responsables et des éleveurs caprins ont fait le déplacement à Pélussin, pour assister à l’assemblée générale du Syndicat de défense de la rigotte de Condrieu. Le président de l’AOC Rigotte de Condrieu, Claude Boucher,  a dressé le bilan de l’année écoulée.
L’AOC est un signe de qualité, ancrée dans un territoire non délocalisable. Elle assure une bonne valorisation du litre de lait aux producteurs, la présence d’un opérateur industriel qui investit dans son outil de fabrication et l’amélioration des exploitations concernant l’autonomie alimentaire.  La synergie avec des produits de qualité, comme les vins de Condrieu et la pomme du Pilat, est un atout majeur de l’AOC Rigotte de Condrieu.
Mais le Syndicat doit faire face à des volumes produits qui stagnent, des problèmes de maîtrise de la qualité de produits et de la régularité, ainsi qu’une difficulté dans la maitrise de l’évolution du produit dans les circuits longs de distribution. Le manque d’installation en production fermière ainsi que le manque de notoriété du produit, peu connu en dehors de la zone, se font ressentir. A noter que le dossier de demande de reconnaissance en AOP est en cours d’instruction. Il devrait aboutir dans l’année.

Deux études autour du lait

Concernant l’étude sur les rigottes fabriquées avec du lait collecté à 24 heures et des rigottes fabriquées avec du lait collecté à 48 heures, on constate qu’il n’y a pas de différence significative sur la qualité du lait et des rigottes. Toutes les rigottes dégustées répondent aux exigences de la grille dégustation. La fabrication de la rigotte avec du lait de 48 heures peut donc s’envisager sereinement.
Concernant cette fois l’étude sur les coûts de production du lait AOC, Philippe Allaix, de la Chambre d’agriculture de la Loire, a observé les chiffres de deux exploitations laitières. Il a comparé l’année 2009 avant l’AOC et l’année 2012. Depuis 2009, la conjoncture en lait de chèvre est difficile, ce qui a conduit à la baisse du prix du lait. De plus, le coût des matières premières a augmenté sensiblement, d’où des charges alimentaires plus importantes. En s’engageant dans la démarche AOC, une exploitation laitière bénéficie d’une prime pour le lait AOC de 15 euros les 1000 litres au printemps et de 30 euros pour 1000 litres à l’automne. Il ressort que pour s’engager sereinement dans la démarche AOC, une exploitation doit être en phase de croisière, maîtriser le pâturage ou l’affouragement en vert, être autonome en fourrage et en céréales, de manière a ne pas subir les hausses du coût des aliments. De même, les investissements de type séchage en grange doivent être étudiés.
Actuellement, le syndicat souhaite réactualiser son logo et son dépliant. Il aimerait également concevoir un livret de recettes, en collaboration avec les vins de Condrieu et le parc régional du Pilat.

Jacques Charles

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